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Expositions in situ et hors les murs

Depuis plus d’une vingtaine d’années, l’Imprimerie nationale met son patrimoine historique, l’un des plus importants au monde dans le domaine des arts et industries graphiques, à la disposition d’institutions culturelles du monde entier (musées, bibliothèques et médiathèques, collectivités locales…).

Ainsi, nombreuses sont les institutions et les villes à avoir accueilli les collections de l’Imprimerie nationale dans le cadre d’expositions prestigieuses : Bibliothèque nationale de France, Domaine de Chantilly, Château de Versailles, Institut du monde arabe, musée des Arts et Métiers (Paris), musée de La Poste (Paris), école Estienne, musée Champollion / Les écritures du monde (Figeac), musée Médard (Lunel)… et les villes de New York, Bruxelles, Berlin, Paris, Marseille, Aix-en-Provence, Nancy, Troyes, Sedan, Châlons-en-Champagne, Sens, Dinard, Brive-la-Gaillarde, Suresnes, La Charité-sur-Loire, Cambremer, Manosque, Tourcoing, Douai…

En outre, l’Imprimerie nationale et son atelier du Livre d'art et de l'Estampe propose toute une gamme d'expositions thématiques fondées sur son patrimoine (ouvrages sortis des presses de l'établissement depuis François Ier, poinçons de caractères latins et orientaux permettant de composer dans plus de 65 écritures, matériel d'imprimerie) et sur ses savoir-faire préservés jusqu'à nos jours. De nombreuses expositions ont ainsi exploité les thèmes de la lettre, de l'histoire du livre, de l'orientalisme ou des métiers de l'imprimerie, assortis de démonstrations ou de conférences.

L’atelier du Livre d’art et de l’Estampe étudie toute demande de prêt et tout scénario d’exposition sur demande.



Douai, atelier du Livre d’art :
« L’Imprimerie nationale : histoire et patrimoine »

Cette exposition permanente in situ consacrée à l’histoire de l’Imprimerie nationale fondée en 1640 et à ses collections uniques au monde (700 000 pièces gravées et 35 000 ouvrages), réunit une centaine de pièces gravées et ouvrages historiques publiés par l’établissement d’État depuis ses origines. Les différentes sections de l’exposition retracent cinq siècles d’histoire depuis les imprimeurs du Roi jusqu’aux livres d’artiste les plus récents. Sont également abordés dans le cadre de cette exposition la naissance de l’Imprimerie royale au palais du Louvre en 1640, les sept caractères exclusifs de l’Imprimerie nationale, les ouvrages du Cabinet du Roi, les grands ouvrages scientifiques (l’Histoire naturelle de Buffon, les grands livres de voyage autour du monde comme celui de La Pérouse, la Description de l’Égypte, une étude inédite de Champollion sur le déchiffrement des hiéroglyphes, etc.), les principaux caractères orientaux gravés entre le XVIe et le XIXe siècle (arabe d’Euclide, arabe coufique, arabe karmatique, arabe d’Alde, cunéiforme ninivite, phénicien, tifinag, etc.) et les ouvrages publiés grâce à ceux-ci, les Buis du Régent (caractères chinois gravés sur bois entre 1715 et 1742). Dans la section consacrée aux livres de peintre et livres d’artiste figurent des ouvrages illustrés par Bonnard, Chagall, Matisse, Maurice Denis, Dunoyer de Segonzac, Giacometti, Toni Soulié, Barcelò…


Berlin, 2020 :
« Wilhelm et Alexander von Humboldt »

Le Deutsches Historisches Museum de Berlin a sollicité l’Imprimerie nationale pour le prêt de poinçons Nâgarî (ou Devanâgarî) dans le cadre d’une exposition sur les frères von Humboldt, Wilhelm et Alexander, qui s’est tenue du 21 novembre 2019 au 19 avril 2020. Ces poinçons de corps 20 avaient été gravés pour l’Allemagne, commandés par August Wilhelm Schlegel à Vibert en 1821. Ils furent remis par le gouvernement prussien à la Société asiatique en 1824, par l’entremise de Wilhelm von Humboldt, avant d’être cédés à l’Imprimerie royale en 1833. Wilhelm von Humboldt (1767-1835) était philosophe, diplomate, fondateur de l’université de Berlin (qui porte son nom et celui de son frère depuis 1949), et surtout linguiste et philosophe de la langue. Son frère Alexander (1769-1859) était naturaliste, géographe et explorateur, membre associé de l’Académie des sciences et président de la Société de géographie de Paris.
L’écriture nâgarî est employée pour transcrire différentes langues du sous-continent indien. Lointain dérivé de l’écriture brâhmî, elle apparaît dans sa forme classique vers le XIIIe siècle dans l’Inde centrale et servait alors aux usages profanes et sacrés, notant l’hindi, langue officielle de l’Inde, dérivée de l’antique sanscrit, et le sanscrit, langue religieuse brahmanique. La plupart des caractères présentent une ligne horizontale en haut, et une verticale formant potence.


Lunel, 2020 :
« Du papyrus à la photographie »

Le musée Médard à Lunel s’est associé à l’année culturelle 2019 France-Égypte, célébrée en même temps que les 150 ans de l’inauguration du canal de Suez, pour mettre en avant les riches échanges artistiques et intellectuels entre les deux pays (exposition du 6 novembre 2019 au 5 avril 2020). C’est le livre, vecteur de transmission et de connaissance, qui a ouvert le monde occidental à la découverte de la civilisation égyptienne. À commencer par la monumentale Description de l’Égypte en 23 volumes in-folio qui fut publiée par l’Imprimerie impériale et royale entre 1809 et 1828. Le déchiffrement des hiéroglyphes par Champollion en 1822 fut un autre moment important de cette découverte. L’Imprimerie nationale a prêté pour la circonstance poinçons, matrices et fumés d’hiéroglyphes ainsi que l’Inscription de Rosette, réunissant les études de Champollion avec ses annotations.


Douai, atelier du Livre d’art, 2019 :
« L’art sacré à l’Imprimerie nationale »

Cette exposition a été organisée in-situ par l’atelier du Livre d’art et de l’Estampe dans le cadre du Festival d'art sacré de Douai et du Douaisis qui s’est déroulé du 29 novembre au 15 décembre 2019 et dont le thème était consacré aux « Écriture(s) ». L'invention de l'imprimerie et son évolution essentielle par l'usage de caractères mobiles a très largement contribué à la diffusion des textes et notamment des textes sacrés. L’exposition « L’Art sacré à l’Imprimerie nationale » a ainsi permis de découvrir des œuvres rarement montrées au public telles qu’un Nouveau Testament en grec imprimé avec les tout nouveaux caractères grecs gravés par Claude Garamont pour François Ier, une Bible polyglotte de 1645 imprimée par Antoine Vitré en 10 volumes, des tailles-douces et cuivres de typographies exotiques (Maronites, Copte, Syriaque…), un échantillon de poinçons orientaux provenant des riches collections de l’Imprimerie nationale, les Fioretti illustrés par Maurice Denis, la Bible illustrée par Marc Chagall, Les cinq prières de la cathédrale de Chartres de Charles Péguy, le Cantique des cantiques illustré par Chapelain-Midy…


Douai, 2018 :
« Napoléon Bonaparte : le rêve oriental / collections de l’Imprimerie nationale »

Tel était le titre de l’exposition qui s’est déroulée du 5 juin au 13 juillet 2018 à la bibliothèque Marceline Desbordes-Valmore à Douai, dans le cadre de la programmation hors-les-murs de Versailles à Arras sur le thème « Napoléon dans les Hauts-de-France ». Cette programmation proposée par l’Association des conservateurs des musées dans les Hauts-de-France en relation avec la Région regroupait 25 lieux culturels (musées et bibliothèques) présentant expositions, focus et parcours à partir d’œuvres conservées dans leurs collections.

Cette exposition prend appui sur les riches collections de l’Imprimerie nationale et vise à rappeler la contribution de Napoléon à une meilleure connaissance de l’Égypte et de l’Orient. Si l’Expédition en Égypte (1798-1801) se termine par un désastre militaire, l’atelier du Caire de l’Imprimerie de la République aura notamment imprimé La Décade égyptienne, premier journal de l’Égypte.

La « Commission des Sciences & des Arts », composée de 167 savants comme les mathématiciens Monge ou Fourier, le chimiste Berthollet ou le naturaliste Geoffroy Saint-Hilaire, par ses observations scientifiques, permet à l’Imprimerie impériale puis royale de publier la légendaire Description de l’Égypte en 23 volumes (1809-1826) et 974 planches, première encyclopédie sur un pays, œuvre mythique, monumentale, jamais égalée, dont plusieurs volumes sont exposés.

Le rêve oriental de Napoléon Bonaparte prend corps à l’Imprimerie devenue impériale, dirigée par Jean-Joseph Marcel, qui fait graver de nouveaux caractères orientaux et édite en 1813 le premier Dictionnaire chinois, français & latin, composé avec les Buis du Régent, caractères chinois gravés sur bois entre 1715 et 1742 et complétés pour cette édition, qui permet l’essor de la sinologie en France. Pour asseoir son pouvoir, Napoléon va jusqu’à commander une typographie : le Romain de l’Empereur ou Didot millimétrique. L’ambition orientale de Napoléon est à ce point exemplaire qu’il trouve essentiel, en pleine débâcle de ses troupes à l’Est, de signer le décret du 22 mars 1813 organisant le recrutement de jeunes compositeurs à l’Imprimerie impériale, futurs typographes orientalistes, capables de composer dans toutes les écritures étrangères.

Grâce à l’étude d’une reproduction de la pierre de Rosette découverte par un officier de l’armée d’Orient en 1799, Champollion réussit à déchiffrer les hiéroglyphes en 1822. L’exposition présente un ouvrage quasiment unique, une étude de l’inscription de Rosette annotée de la main de Champollion, mais aussi les premiers poinçons d’hiéroglyphes gravés entre 1842 et 1852. L’exposition se poursuit par une évocation de l’orientalisme au XIXe siècle, qui sera porté sans relâche par l’Imprimerie nationale, dans sa dimension scientifique, grâce à sa collection de caractères orientaux qui était et demeure la plus exceptionnelle au monde, et à ses compositeurs orientalistes, au service des savants. De nos jours, l’orientalisme se poursuit à l’Imprimerie nationale, grâce à la numérisation de caractères exotiques, à l’instar du tifinag, l’écriture des Touareg.

Livres de voyages, manuels de typographie orientale, livres édités au Caire, poinçons arabes, syriaques, hébreux, coptes, tibétains, caractères chinois en bois, hiéroglyphes, les grands volumes de la Description de l’Égypte, le Dictionnaire chinois, la Collection orientale, une sélection de publications érudites, ainsi que la reconstitution d’un atelier d’imprimerie, se succèdent dans un parcours à la fois historique, littéraire, scientifique et typographique, dévoilant une facette peu connue, rarement exposée, de la légende napoléonienne.


Paris et Tourcoing, 2017-2018 :
« Chrétiens d’Orient, deux mille ans d’histoire »

Pour cette exposition présentée initialement à l’Institut du monde arabe à Paris du 26 septembre 2017 au 14 janvier 2018, puis au MUba Eugène Leroy à Tourcoing du 22 février au 11 juin 2018, l’Imprimerie nationale a consenti d’importants prêts, notamment des plaques de cuivres gravées en taille-douce reproduisant des alphabets exotiques gravés par Pierre de Rochefort entre 1716 et 1719 : alphabet général des Maronites et alphabets syriaques. Cette série d’alphabets était destinée à être reproduite dans un traité consacré à l’art du livre qui devait inaugurer la collection de la Description des arts et métiers voulue par Colbert. Parmi les autres prêts figuraient divers poinçons dont les poinçons d’Arabe des Quatre Évangiles, gravés par Robert Granjon au XVIe siècle, provenant de l’Imprimerie des Médicis et conservés au sein des collections de l’Imprimerie nationale.


Paris, 2013 :
« À la lumière de l’ombre »

Organisée en février 2013 par la galerie Seine 51, avec le partenariat de l’Imprimerie nationale, l’exposition « À la lumière de l’ombre » de Frédéric Vidal se voulait originale et unique. En prenant appui sur les 29 photogrammes destinés au livre d’artiste Photogrammes, l’artiste nous a invités à pénétrer les couches successives de ses rêves, de sa sensibilité et de ses sentiments.

En étroite collaboration avec l’artiste et les Éditions Trocadéro, les artisans de l’atelier du Livre d’art et de l’Estampe de l'Imprimerie nationale ont créé le livre d’artiste Photogrammes ainsi que les épreuves de phototypie qui l’illustrent, mettant ainsi leur savoir-faire au service de la création artistique.

Frédéric Vidal crée, au rythme du geste, des œuvres uniques faites de densités, de traces et d’opalescences. Passé maître dans la solarisation, l’artiste agit, sans retour possible, dans l’instantané du papier révélateur à partir de montages de trames, de caches et de projections de rayons lumineux.

À travers 29 photogrammes issus des séries Matières, Dispositions intérieures, Persona et Douleurs, il nous invite à pénétrer les couches successives de ses rêves, de sa sensibilité et de ses sentiments dont la profondeur ne nous est pas étrangère. Conçue et réalisée comme le prolongement de son œuvre, cette édition parachève, par filiation, les dix dernières années de son travail.

Ce livre d’artiste de 56 pages au format 27,5 x 37 cm tiré à 220 exemplaires sur BFK Rives dont la dimension perceptive est sans équivalent réactive la richesse d’une tradition d’impression : les 29 photogrammes sont reproduits sur presse phototypie ; les textes sont composés en Gauthier - caractère exclusif de l'Imprimerie nationale - et mis sous presse typographique ; la reliure est cousue main sous couverture en croûte de cuir.

Une maîtrise d’œuvre aussi singulière que remarquable confiée à l’atelier du Livre d’art et de l’Estampe.


New York, 2012 :
« Printing for Kingdom, Empire and Republic, Treasures of the Archives of the Imprimerie nationale »

De décembre 2011 à février 2012, l’Imprimerie nationale a été l’invitée du Grolier Club de New York pour une exposition exceptionnelle intitulée « Printing for Kingdom, Empire and Republic, Treasures of the Archives of the Imprimerie nationale ».

Issue des collections de l'Imprimerie nationale, l’exposition a retracé l’histoire de l’imprimerie et son influence sur l’édition et la typographie au cours des cinq derniers siècles.

Près de 200 pièces majeures, dont la plus grande partie classée au titre des monuments historiques, ont été exposées, certaines pour la première fois, dans les deux galeries du Grolier Club, comprenant manuscrits originaux, livres anciens et livres d’artistes du XXe siècle, estampes, poinçons et matrices datant du XVIe siècle à nos jours, cuivres gravés utilisés pour produire des illustrations.


Aix-en-Provence, 2011 :
« L'Imprimerie nationale, histoire de caractères »

Dans le cadre des célébrations nationales autour du 450e anniversaire de la mort de Claude Garamont, typographe et graveur de caractères, la Fondation Saint-John Perse et Cité du Livre (bibliothèque Méjanes d’Aix-en-Provence), en partenariat avec l'Imprimerie nationale proposait en 2011 l'exposition « L'Imprimerie nationale, histoire de caractères ».

Au sein de la bibliothèque Méjanes (Aix-en-Provence), cette exposition, très visuelle, mettait en avant une cinquantaine de livres anciens imprimés par l’Imprimerie nationale (XVIe-XIXe siècles), ainsi que du matériel typographique ayant permis leur réalisation : poinçons, matrices, casses de caractères… Parmi les poinçons exposés, figuraient les Grecs du Roi, les polices du Garamont de l’Université et du Romain du Roi, les Buis du Régent (caractères chinois en bois), des hiéroglyphes, et des poinçons ninivites (ou cunéiformes), tibétains, arabes, irlandais … autant de poinçons utilisés depuis le XVe siècle et désormais classés « monuments historiques ».